Crémation & urne
La Suisse laisse beaucoup de liberté. «Beaucoup» ne veut pas dire «partout».
Peu de pays admettent la dispersion des cendres aussi largement que la Suisse. Il n'existe pas d'obligation générale d'inhumer en cimetière, contrairement à l'Allemagne ou à l'Autriche.
Cette liberté a toutefois des limites, et elles ne sont pas les mêmes d'un canton à l'autre.
Sur un terrain qui ne vous appartient pas, l'accord du propriétaire est nécessaire. Pour une forêt publique, c'est la commune ou le canton.
Les cendres ne peuvent pas être dispersées dans un cimetière en dehors des emplacements prévus, ni sur un terrain privé sans l'accord du propriétaire.
Quelques cantons ont des restrictions supplémentaires, notamment pour les zones de protection des eaux ou certains lacs. Un appel à la commune règle la question en cinq minutes.
Une dispersion ne laisse pas de lieu de recueillement. Beaucoup de familles le regrettent des années plus tard. Une solution fréquente : disperser une partie des cendres et déposer le reste dans une tombe cinéraire ou garder une petite urne.
Ce qui est permis en Suisse ne l'est pas partout. Plusieurs pays imposent une inhumation en cimetière et n'admettent pas la dispersion libre.
Si les cendres doivent être dispersées dans le pays d'origine, vérifiez la règle locale avant la crémation. Nous appelons le consulat pour vous.
Questions & réponses
Sur un terrain public en pleine nature, généralement non. Sur un terrain privé, l'accord du propriétaire suffit. Dans un cimetière ou une zone protégée, oui — la commune renseigne.
Oui, c'est pratiqué. Le crématoire peut les répartir entre plusieurs urnes, chacune accompagnée de son attestation.
Non, mais la plupart des familles le souhaitent. Nous pouvons accompagner la dispersion ou vous laisser la faire seuls — dites-nous ce qui vous convient.
Une urne biodégradable se décompose d'elle-même. Une urne classique peut être conservée, rendue ou éliminée ; nous nous en chargeons si vous le souhaitez.