Rapatriement
La question revient à chaque devis : «faut-il vraiment ce cercueil ?» Oui — et voici pourquoi.
Le cercueil en zinc est souvent le poste que les familles comprennent le moins. Il coûte plusieurs centaines de francs et il ne se voit pas : il disparaît à l'intérieur du cercueil en bois.
Ce n'est pourtant pas un supplément commercial. Sans lui, aucune compagnie aérienne n'embarque un cercueil.
Il s'agit d'une doublure métallique étanche, soudée sur place après la mise en bière, puis insérée dans un cercueil en bois classique. De l'extérieur, rien ne le distingue d'un cercueil ordinaire.
La soudure est effectuée par un professionnel et attestée par écrit. Cette attestation fait partie du dossier de transport : sans elle, pas de laissez-passer.
L'obligation découle de l'Arrangement de Berlin de 1937 et de l'Accord de Strasbourg de 1973, repris par les règlements des compagnies aériennes. Le raisonnement est sanitaire : un contenant hermétique pour un transport de plusieurs heures en soute.
Ce n'est donc ni la compagnie ni les pompes funèbres qui décident. Un prestataire qui propose de «faire sans» propose quelque chose qui bloquera à l'aéroport.
Le cercueil de zinc, la soudure et l'attestation figurent dans notre forfait de rapatriement. Ils n'apparaissent pas comme supplément sur la facture finale.
Pour un transport routier vers un pays voisin, la plupart des États n'exigent pas de doublure en zinc. C'est l'une des raisons pour lesquelles la route est souvent moins chère vers l'Allemagne, la France ou l'Italie.
Pour une urne, la question ne se pose pas : les cendres ne relèvent pas de ces prescriptions.
Quelques pays de destination imposent en revanche des exigences supplémentaires, par exemple une épaisseur de tôle minimale ou une double soudure. Nous le vérifions auprès du consulat avant la mise en bière.
La mise en bière est définitive : une fois le cercueil soudé, il ne peut plus être rouvert. Un recueillement doit donc avoir lieu avant.
Dites-nous dès le premier entretien si vous souhaitez voir la personne défunte. Nous organisons le recueillement d'abord et procédons à la soudure ensuite — jamais l'inverse.
Questions & réponses
Selon le modèle et le pays de destination, comptez plusieurs centaines de francs, soudure et attestation comprises. Chez nous, le montant est inclus dans le forfait et détaillé dans l'offre.
Seulement s'il satisfait aux exigences du transport aérien, ce qui est rarement le cas des cercueils d'inhumation. En pratique, le cercueil de transport est un cercueil distinct.
Cela dépend du pays. Certains autorisent l'inhumation telle quelle ; d'autres exigent un transfert dans un cercueil local. Les pompes funèbres sur place s'en chargent.
Un cercueil de transport avec doublure en zinc est également obligatoire. Le cercueil d'origine ne satisfait plus aux exigences après des années en terre.