Coûts
Le prix d'un rapatriement se compose de quatre blocs. Trois sont prévisibles, un seul varie vraiment.
«Combien cela va-t-il coûter ?» est presque toujours la deuxième question, juste après «que devons-nous faire maintenant ?». Elle est légitime : un rapatriement représente un montant que peu de familles ont prévu au budget.
La réponse honnête tient en une phrase : le forfait commence à CHF 3'000, et ce qui s'y ajoute dépend avant tout du pays de destination. Le reste de cette page détaille pourquoi.
Une offre sérieuse sépare toujours ces quatre blocs. Si vous recevez un prix global sans ventilation, demandez le détail — c'est là que se cachent les mauvaises surprises.
Ce qui ne devrait jamais apparaître en supplément : les trajets, les heures de nuit, les frais de dossier. Nous les incluons dans le forfait et le disons par écrit avant de commencer.
Pour un rapatriement vers l'Allemagne, la France ou l'Italie, la route est souvent plus rapide et moins chère que l'avion : pas de rupture de charge, pas de fret, pas de dédouanement aérien. Le total reste alors proche du forfait.
Dès qu'un vol entre en jeu, deux facteurs prennent le dessus : le tarif de fret de la compagnie et les exigences du consulat. Certains pays demandent une légalisation en trois exemplaires avec traduction assermentée ; d'autres se contentent du laissez-passer suisse.
C'est pourquoi nous ne donnons jamais de chiffre au téléphone avant d'avoir le pays de destination. Un montant annoncé au hasard puis corrigé à la hausse ne rend service à personne.
Nous appelons le consulat concerné, demandons la liste exacte des pièces exigées et faisons établir une cotation de fret pour la période visée. Cela prend en général une demi-journée. Vous recevez ensuite une offre écrite avec chaque poste séparé — et une ligne indiquant ce qui n'est pas compris.
Avant de considérer que la somme est à votre seule charge, vérifiez ces quatre pistes. Dans notre pratique, l'une d'elles au moins aboutit dans un cas sur trois.
Nous examinons votre police avec vous et facturons directement à l'assureur lorsque c'est possible. Cela vous évite d'avancer la somme.
Si la crémation est envisageable pour votre famille, le coût change d'ordre de grandeur. Une urne voyage comme un colis ou, selon la compagnie, en bagage à main. Ni cercueil de zinc, ni fret volumineux.
Le dossier reste néanmoins nécessaire : certificat de crémation, acte de décès et, selon le pays, une attestation consulaire. Attention, tous les pays et toutes les confessions n'admettent pas la crémation — nous vérifions ce point avant toute chose.
Questions & réponses
Nous pouvons vous donner une fourchette fondée sur notre expérience du pays concerné, et nous le faisons volontiers. Le prix ferme vient après vérification auprès du consulat et cotation du fret — en général le jour même ou le lendemain.
Nous demandons un acompte couvrant les frais externes que nous engageons pour vous (fret, émoluments consulaires, cercueil). Le solde est facturé après la remise. Lorsqu'une assurance couvre le rapatriement, nous facturons directement à l'assureur.
Non. Notre offre va jusqu'à la remise aux pompes funèbres ou à la famille sur place. Les obsèques elles-mêmes sont facturées par l'institut local. Nous pouvons demander leur devis et vous le transmettre.
Pour les pays voisins et l'Europe du Sud, souvent oui — et c'est fréquemment plus rapide. Au-delà d'environ 1'500 kilomètres, l'avion redevient l'option raisonnable.