Premières démarches
Deux choses seulement sont urgentes le premier jour. Tout le reste peut attendre demain.
Quand quelqu'un meurt, l'entourage se retrouve d'un coup devant une liste qui semble sans fin. La bonne nouvelle : presque rien n'est réellement urgent le premier jour.
Cette page classe les démarches par urgence réelle, pas par ordre alphabétique. Ce qui est marqué «aujourd'hui» l'est vraiment ; le reste peut attendre.
Quel que soit le lieu du décès, deux gestes viennent en premier. Le reste suit.
Tout le reste — banque, assurances, employeur, résiliations — attend sans problème un ou deux jours. Personne ne vous en tiendra rigueur.
En Suisse, le décès doit être annoncé à l'office de l'état civil du lieu du décès dans les deux jours. C'est le seul délai véritablement contraignant de cette page.
En pratique, ce sont les pompes funèbres qui s'en chargent, avec le constat médical et les papiers d'identité de la personne défunte. Vous n'avez pas à vous déplacer.
L'office délivre ensuite l'acte de décès. Vous en aurez besoin en plusieurs exemplaires : banque, assurances, caisse de pension, employeur. Demandez-en cinq d'emblée, cela évite un second passage.
Carte d'identité ou passeport, livret de famille ou acte de naissance, acte de mariage le cas échéant, et le permis de séjour pour les personnes de nationalité étrangère. Si un document manque, dites-le : il existe presque toujours une solution.
Inhumation ou crémation, en Suisse ou dans le pays d'origine, cérémonie religieuse ou laïque : ces choix déterminent tout le reste du calendrier.
Si la personne défunte a laissé des instructions écrites, elles priment. Sinon, ce sont les proches qui décident. En cas de désaccord, la loi suisse suit en principe l'ordre de proximité familiale.
Un rapatriement vers le pays d'origine s'organise en trois à douze jours selon la destination. Si c'est votre intention, dites-le dès le premier appel : le déroulement en Suisse en dépend, notamment le type de cercueil.
Rien de tout cela n'est urgent, mais tout doit être fait. Une liste vaut mieux que la mémoire :
Nous fournissons à chaque famille une liste imprimée avec les adresses et les délais. Beaucoup de personnes la gardent des semaines sur la table de la cuisine et cochent au fur et à mesure.
Ne signez rien sur place avant d'avoir appelé. Les tarifs proposés aux familles étrangères par les pompes funèbres locales sont souvent bien supérieurs à ceux du marché, et un contrat signé est difficile à défaire.
Nous prenons contact avec l'institut local et la représentation suisse, vérifions les coûts et pilotons le rapatriement depuis la Suisse. C'est presque toujours plus rapide et moins cher que de tout organiser sur place.
Questions & réponses
Oui, mais «tout de suite» ne veut pas dire dans la minute. La personne défunte peut rester quelques heures à domicile ; beaucoup de familles ont besoin de ce temps. Appelez quand vous êtes prêts — nous répondons jour et nuit.
Comptez-en cinq. La banque, la caisse de pension, l'assurance maladie et l'employeur en demandent chacun un original. Des exemplaires supplémentaires peuvent être commandés plus tard, mais cela prend du temps.
Les proches décident. En cas de désaccord, l'ordre de proximité familiale s'applique : conjoint ou partenaire enregistré, puis enfants, puis parents. Dans la pratique, une conversation calme règle presque toujours la question.
Dans la quasi-totalité des cas, oui — à domicile, dans nos locaux ou en chambre funéraire. Dites-le-nous : nous préparons la personne et vous laissons le temps qu'il vous faut.