Documents
Ce n'est pas la longueur de la liste qui pose problème, c'est l'ordre.
Un rapatriement échoue rarement faute de volonté. Il échoue parce qu'une pièce manque, ou parce qu'elle a été demandée trop tôt.
Voici ce qu'il faut, d'où cela vient, et pourquoi la chronologie compte davantage que la liste elle-même.
Ces pièces sont nécessaires quelle que soit la destination :
C'est ici que les dossiers divergent. Chaque consulat fixe ses propres exigences, et elles changent parfois sans préavis.
Les compléments les plus fréquents sont la légalisation consulaire des documents suisses, une apostille selon la Convention de La Haye, une traduction certifiée dans la langue du pays, et parfois une attestation d'absence de maladie transmissible.
Certains pays exigent en outre l'accord préalable des autorités locales du lieu d'inhumation. Ce point est facile à oublier et coûte des jours quand on le découvre tard.
Avant toute chose, nous demandons au consulat concerné la liste écrite des pièces exigées, dans l'ordre, ainsi que ses jours et heures de dépôt. Cette demi-heure au téléphone évite régulièrement une semaine de retard.
Beaucoup de pièces dépendent les unes des autres. L'acte de décès ne peut être établi qu'après l'annonce à l'état civil ; l'attestation de mise en bière suppose que la mise en bière a eu lieu ; le laissez-passer exige les deux ; et le consulat ne légalise que des originaux déjà signés.
Vouloir gagner du temps en travaillant en parallèle produit l'effet inverse : le consulat refuse un document incomplet et il faut recommencer.
La réservation du fret aérien vient en dernier. Un vol réservé avant que le dossier ne soit bouclé est un vol perdu.
Cela arrive plus souvent qu'on ne le croit : passeport expiré, acte de naissance resté au pays, situation de séjour peu claire. Ce n'est presque jamais un obstacle définitif.
Les consulats disposent de procédures de remplacement, et les autorités suisses acceptent des documents de substitution dans des cas motivés. Dites-nous ce qui manque plutôt que d'attendre : plus tôt nous le savons, plus la solution est simple.
Questions & réponses
La partie suisse : deux à trois jours ouvrables. La partie consulaire : de vingt-quatre heures à une semaine selon la représentation. Ce second bloc détermine presque toujours la durée totale.
Cela dépend du pays. Certains acceptent les documents suisses en allemand ou en français ; d'autres exigent une traduction assermentée dans leur langue officielle. Nous le vérifions au préalable et faisons établir les traductions.
Ils figurent dans notre offre comme poste distinct, car ils varient fortement d'un pays à l'autre. Nous les avançons et les refacturons au prix coûtant, justificatif à l'appui.
En partie, oui. Mais l'attestation de mise en bière ne peut être délivrée que par une entreprise de pompes funèbres, et la plupart des consulats n'acceptent le dépôt que d'un professionnel. En pratique, le dossier ne se boucle pas sans nous.